La visite de la cité du Vatican est au programme du troisième jour de notre voyage en Italie. Nous quittons l'hôtel Sabina de Magliano Sabina, où nous avons passé la nuit, et prenons la direction de Rome. La capitale italienne n'est pas très éloignée, mais un périphérique encombré nous fait perdre beaucoup de temps.
Rome est une mine incomparable de monuments datant de toutes les époques ; Le Colisée inauguré en 80 après J.C, le Forum romain, les thermes de Carcalla, le château Saint Ange, la fontaine de Trévi oeuvre baroque du 18ème siècle, et tant d'autres.
Aux portes de Rome il faut descendre du car et continuer notre route à pied car les cars de tourisme sont interdits dans la ville. Nous sommes déçues, nous n'avons même pas aperçu la moindre de ces richesses, notre but étant la cité du Vatican.
La cité du Vatican est une enclave romaine entourée de murs datant du moyen Âge et de la Renaissance. L'état de la cité est le plus petit État indépendant du monde, tant par sa superficie que par son nombre d'habitants.
Après avoir parcouru une longue route au milieu de vieux quartiers, on accède à la place Saint Pierre. La place Saint Pierre est impressionnante et majestueuse. Les deux grandes colonnades en arc de cercle semblent nous tendre les bras. Au centre s'élève l'obélisque provenant de l'ancien cirque de Caligula. Des colonnes doriques et statues de saints complètent cet imposant ensemble.
Pour accéder à la Basilique il faut gravir un bel escalier blanc encadré de part et d'autre des statues de Pierre et Paul. A l'étage, une rangée de neuf loges dont la centrale est celle des "Bénédictions papales". C'est de cette même loge que le pape donne la bénédiction "Urbi et Orbi" lors des fêtes religieuses. Les statues du Christ et des apôtres surmontent l'édifice.
Du côté droit de la place on peut voir les appartements du pape lorsqu'il est à Rome.
La basilique est accessible par cinq portes. Notre guide nous fait les dernières recommandations avant d'y pénétrer: restez en groupe, ne vous éloignez pas, surveillez vos sacs. Recommandations nécessaires car dès l'entrée nous prenons un véritable bain de foule. Pour ma part je m'applique à suivre la petite marionnette brandie à bout de bras par notre minuscule guide.
Nous prenons à droite et nous nous
trouvons derrière la porte Sainte. Cette porte ne peut être ouverte que par le pape pour marquer le début et la fin d'une année sainte. Elle est murée à l'intérieur.
La première chapelle abrite la Piéta de Michel Ange taillée dans un seul bloc de marbre. Je prend une photo assez difficilement car on ne peut approcher, je me retourne est c'est là que se produit le choc de la journée : ma soeur a disparu.

Pendant que nous la cherchions dans toute la basilique elle visitait tranquillement au gré de sa fantaisie n'appréciant pas les explications de notre, pas toute jeune, guide.

De nombreuses sculptures et décorations artistiques ornent la basilique longue de 186 mètres, ainsi que de nombreux monuments funéraires, en particulier le tombeau d'Alexandre VII érigé par Le Bernin. Le pontife est représenté agenouillé, absorbé par une prière qu'interrompt l'arrivée de la Mort. Celle-ci, macabre squelette, surgit de dessous un linceul la tête voilée pour rappeler qu'elle frappe indistinctement petits et grands, jeunes et vieux. Nous accédons ensuite aux grottes vaticanes par l'entrée intérieure de la basilique. Dans ces grottes, ou crypte, sont enterrés de nombreux papes. En plus du tombeau de Saint Pierre, ce complexe s'ouvre sur des chapelles dédiées à des saints et les tombes de rois et reines.
Nous quittons la crypte vaticane par le passage extérieur et nous pouvons nous attarder devant la garde suisse pontificale. Cette force militaire chargée de la sécurité du pape est la dernière Garde suisse encore existante.

La matinée est nécessaire pour la visite de seulement la Basilique du Vatican. Visite fatigante ; trop de piétinements et trop de monde de tous pays. Un regret, nous sommes passées à côté du musée et de la chapelle sixtine. Après le kilomètage à pied du matin, celui de midi pour aller manger, nous manquons de courage pour regagner notre car, et avec trois autres personnes aussi lasses que nous, nous prenons un taxi ce qui nous permet de voir au passage le château Saint Ange.
Nous avons encore une longue route à faire en direction de des environs de Naples. Nous arrivons à Vico Equense vers 20 heures.