Bien des fois les éloges m'avaient été faits sur le parc de l'histoire de France du Puy du Fou, mais je n'avais jamais eu l'occasion de le visiter avant l'été 2003. Ce grand parc vendéen de 40 hectares, boisé et ombragé propose un voyage à travers le temps par différentes attractions. J'ai passé en ces lieux des instants fantastiques, éblouissants, et si vous ne connaissez pas je vous conseille vivement de faire un tour du côté du Puy du Fou. L'année de ma visite six grandes époques étaient représentées. La durée de chaque spectacle est courte la plus longue n'excédant pas 45 minutes, mais les scènes sont renouvelées trois ou quatre fois par jour. Il faut donc jongler avec les horaires afin d'assister au plus grand nombre de représentations dans la journée. Deux jours ne sont pas de trop pour profiter pleinement de l'ensemble du site car outre les spectacles des différentes époques, les sentiers et sous-bois foisonnent de diverses attractions telles que la clairière aux daims, l'étable de grand-père, le grand carillon, la roseraie etc.
Arrivés seulement en début d'après-midi nous avons calculé au plus juste notre circuit. Munis du plan programment les horaires des spectacles nous nous sommes dirigés en premier lieu vers le Stadium gallo-romain.

La surprise est grande car devant nous se dresse un véritable Stadium. C'est grandiose. on entre dans l'arène, on s'installe et, sous un soleil de feu on attend avec impatience le spectacle. Dès l'arrivée de l'empereur la foule est en délire. Après son discours de bienvenue le défilé commence, les légions romaines suivies des chrétiens qui vont mourir, les oies du Capitole, les lions et divers autres animaux. Les jeux du cirque vont pouvoir débuter.

Parmi les hommes des légions romaines, un se distingue des autres, le centurion Damien. Il refuse cette tuerie car il est amoureux de Soline une chrétienne. Pour avoir la vie sauve il doit accepter des combats sanglants contre les gladiateurs, combattre les fauves, participer à une course de chars Bien que vainqueur, la belle Soline est jetée aux lions. Les fauves entrent alors dans l'arène et la foule frissonne. Mais à l'instar de Blandine les bêtes dites sauvages se couchent à ses pieds refusant l'offrande. Les amoureux ne doivent leur salut qu'aux pouces levés des spectateurs debout dans les arènes. Les joutes des gladiateurs, les courses de quadrige dignes du film Ben Hur sont de toute beauté.


Nous quittons le Stadium enchantés et nous avons un peu de temps avant d'assister à la bataille du donjon. Nous nous attardons dans le bois et la vallée fleurie où nous apprécions la fraîcheur et le calme après la chaleur du spectacle des gladiateurs.
La queue de l'étang est poétique à souhait. Musique et douceur sont au rendez-vous avec le quintette de cuivre et les orgues aquatiques dont chacun peur actionner les commandes. Nous nous sommes amusés à ce jeu charmant avant de passer sur le pont flottant pour rejoindre le château Renaissance où avait lieu la bataille du donjon.
Nous sommes en pleine guerre de Cent ans. La châtelaine, Dame Isabeau donne une grande fête avant le départ de Guyon son chevalier servant qui doit rejoindre les troupes de Charles VII pour se battre contre l'Anglais. En écuyers accomplis, Isabeau et Guyon exécutent un superbe ballet d'adieu. Joutes et tournois se succèdent. Les acrobaties équestres où l'homme et le cheval ne font qu'un nous laissent stupéfaits.
Mais les Anglais arrivent avec leurs machines de guerre géantes. Commence alors une bataille sanglante de combats à cheval. Les effets spéciaux se suivent en cascade. Boulets et gerbes de feu jaillissent de toute part. Nous restons pantois devant un tel spectacle. Mais hélas Guyon est tué au siège d'Orléans. Toutefois il revient d'outre -tombe hanter Dame Iabeau

"Souris belle Isabeau, danse avec ton cheval,poursuis ta route, danse ma belle, tourne, tourne-toi vers ton destin"
La belle se met donc à danser avec son cheval et en même temps, le château se met à tourner sur lui-même cachant sa face de château fort pour présenter sa face Renaissance.

La bataille du donjon terminée nous avons trente minutes pour aller au vieux château assister au bal des oiseaux fantômes. Une fois encore nous flânons sous les ombrages de la vallée fleurie. Des petites sources d'eau claire paraissent et disparaissent à demi protégées par une végétation luxuriante.
Le vieux château n'est que ruines et désolation d'où surgissent des apparitions soudaines de tours fantômes et nombreuses surprises dues à une machinerie époustouflante. Si le frisson vient du ciel, la beauté jaillit du centre de la scène. Dès le réveil d'Aurore la belle fauconniere, des dizaines d'oiseaux et autres animaux s'évadent d'un souterrain où ils étaient cachés. Dans le ciel commence alors la danse des rapaces tandis qu'à terre une montreuse d'ours fait travailler son animal. Rapaces et chevaliers envahissent les tribunes. Les oiseaux valsent au-dessus de nos têtes qu'ils frôlent par instants. Le bal des oiseaux fantômes est un véritable éblouissement.
Buses, dames-blanches faucons, vautours virevoltent au-dessus du public . Certains oiseaux s'élancent d'une nacelle suspendue à plus de 100mètres de hauteur tournoyant au-dessus de nous allant même quelquefois se poser sur la tête d'un spectateur. L'oiseau qui parait si petit dans le ciel est d'une immensité impressionnante lorsqu'il arrive sur vous.
Il nous reste peu de temps pour arriver au port de l'an mil. C'est un charmant village au bord de l'eau. C'est la fête car le mariage de Gontran et Sibelle va bientôt être célébré.
La
jo ie e st à son comble quand arrivent les cadeaux, faucons louveteaux et chiens de chasse.
Soudain tout bascule car les Vikings sont à la poursuite des reliques de Saint Philibert que des moines veulent cacher dans le village. Ils se préparent à attaquer le village. Un drakkar gigantesque surgit du fond de l'eau et au pied de la tour, villageois, chevaliers et vikings s'affrontent dans une épopée mouvementée. Tout à coup le miracle se produit, Saint Philibert sort des eaux pour prêcher la paix

La journée se termine et malheureusement nous n'avons pas vu toutes les attractions. Nous sommes passés à côté de la Cité médiévale village du 14ème siècle avec ses artisans, magiciens et tavernes, ainsi que le village du 18ème, village Vendéen oùles artisans vous font part de leur talent.
Toutefois avant de quitter le site nous avons pu nous promener une dernière fois dans les paisibles sentiers tels que le sentier de la vie des pierres et nous attarder devant les jets saureurs qui font la joie des petits et des grands. Il est également un autre site auquel nous n'avons pas pu accéder car celui-ci affichait complet, c'est la Cinéscénie. La cinéscénie est un spectacle de nuit présenté par 2700 acteurs bénévoles qui nous font part de leur talent dans un déluge de haute technologie.
Nous laissons le Puy du Fou heureux de notre journée en nous promettant d'y revenir une autre fois.