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Le blog de Fafane vous raconte en images quelques voyages et petites escapades en France et à l'étranger ainsi que divers sujets comme bouts de vie, recettes et poésie.

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Lorraine & Alsace

Cette année 2001 nous avions décidé Popaule et moi d'aller faire un tour en champagne et Lorraine afin de fouiner dans les archives à la recherche des nos ancêtres.  Nous sommes le samedi  19 août et en route vers ce pays  cher à maman! Le départ, dès le matin, commence bien par une journée ensoleillée. Nous roulons tranquillement afin de profiter des paysages. Je ne suis pas pressée lorsque je fais un long voyage. Je préfère me poser en un ou deux endroits avant d'atteindre mon but. Cette première étape nous voit donc arriver, en fin d'après-midi,  à Mende chez notre cousine Jacqueline.  La soirée passée en sa compagnie et celle de son mari Michel est très agréable.
Après une bonne nuit, la route défile à nouveau devant nous. C'est dimanche et l'autoroute sur laquelle nous roulons  est dégagée et nous avançons à une bonne cadence. Hélas tout à une fin et après le repas de midi je décide d'emprunter la nationale. L'idée n'est pas très bonne car nous trouvons travaux et embouteillages qui gênent notre progression.
Malgré ces péripéties, (entre autres un PV pour excès de vitesse) nous sommes aux portes de Chalons sous un violent orage. La maison que Philippe nous a aimablement prêtée est temporairement fermée et il faut nous résoudre à trouver un hôtel. Nous optons pour "Le pot d'étain" sur la place.
Le lendemain , dès 9 heures du matin, nous laissons la voiture près de l'hôtel et partons à pieds aux archives départementales qui ne sont pas très éloignées. Nous y passons la journée, et le soir nous allons chez Philippe à Fagnières prendre possession de l'appartement.
Les mardi et mercredi nous retournons aux archives. Nos recherches sont fructueuse et nos jambes enflées. Nous nous accordons une petite détente le mardi soir pour nous rendre à La Grange aux Bois revoir la maison qui appartenait à notre tante Lucie et oncle Marceau. La maison a été renovée. J'ai une forte envie de sonner mais Popaule me le déconseille. C'est dommage nous y avions passé quelques belles journées. Nous revenons sur Menou dire bonjour à notre tante Charlotte et cousin Bernard. Ils sont surpris et heureux de nous voir.
Les deux jours suivants la Meuse et les archives de Bar-le-Duc ont droit à notre visite. Au passage une petite halte à la mairie des Islettes pour obtenir les actes naissance de Popaule et Colette. La secrétaire est surprise de nous voir venir de Lourdes pour chercher ces actes. "Nous les envoyons par courrier nous dit-elle". Nous expliquons donc le pourquoi de notre visite et bavardons un moment. Bar-le-Duc est une jolie ville médiévale avec ruelles et côtes, en ce qui concerne la ville haute. Nous n'avons pas le temps de visiter c'est vraiment dommage.
Le samedi nous quittons la Marne et direction l'Alsace. Les vacances studieuses sont terminées et allons vers des vacances relax. Nous sommes contentes de nos recherches mais nous avons manqué de temps. Il faudra revenir une autre année.
Nous quittons donc Chalons pour nous rendre à Strasbourg via Sainte-Menehould, La Grange aux Bois, Les Islettes, Verdun, Metz et nous entrons en Alsace l'après-midi un peu perdues et surprises par les nombreux villages collés les uns aux autres et dont les noms se ressemblent.



Nous voici enfin à Geispolsheim et nous  agréablement surprises par l'accueil  chaleureux de nos hôtes. Il nous faut être très attentives pour comprendre quelques bribes de phrases prononcées dans un jargon qui n'est pas le notre. La dame est bien charmante mais  nous n'osons pas la faire répéter. C'est un dialogue de sourds, ou presque.
 Fruits, fleurs et rafraîchissements nous attendent  dans l'appartement en particulier un succulent cidre fait maison.
 La maison croule sous les fleurs et un verger verdoyant est à notre disposition.
Sitôt arrivées nous avons la visite de Patrice.
En sa compagnie nous allons faire les courses dans cette ville inconnue où les gens ont un peu de mal à nous comprendre. Nous aussi avons du mal à suivre leur accent. Il semblerait que nous ne parlons pas le même langage.  Nous mangeons tous les trois et prenons rendez-vous pour le lendemain

















Patrice vient nous chercher le dimanche dans la matinée, et en sa compagnie, nous prenons le tram pour Strasbourg centre. Strasbourg est à la fois une métropole régionale et capitale européenne. Elle a conservé dans ses murs et les campagnes qui l'entourent, tradition, typicité et modernité. On passe en quelques minutes d'une ville parsemée de monuments architecturaux exceptionnels, à des vieux quartiers remarquablement préservés. "Carrefour des routes" comme le signifie son nom, Strasbourg offre une alternative aux automobilistes grâce à son tram le plus moderne d'Europe. Elle est également championne de France de la "petite reine" avec un réseau cyclable de 300Km.
Notre première visite est pour la cathédrale Notre-Dame construite en grès rose des Vosges. Le choeur est de style roman et le nef gothique. Les sculptures gothiques de la façade commentent les évènements de la vie du christ.



Terminée en 1439, la flèche de la tour nord est la seule construite. A l'origine il y avait deux tours carrées comme à Notre-Dame de Paris. Puis l'espace entre les deux tours a été comblé. Le projet de la seconde flèche a plusieurs fois été évoqué mais jamais réalisé
Du côté nord de la cathédrale se trouve le portail Saint Laurent de style gothique tardif. Il est orné d'une statue du martyre du Saint mort sur un grill.
Dans le transept sud se trouve l'horloge astronomique. Des automates s'activent tous les jours à 12 heures 30.
Tout les quart d'heure,  il y a 4 âges  de vie: le premier quart heure c'est l'enfant qui fait le tour de l'horloge; le deuxième quart d'heure c'est l'homme jeune qui fait le tour; le troisième quart d'heure c'est l'homme mûr qui fait son tour et au dernier quart d'heure c'est le vieillard qui annonce sa mort et l'arrivée de l'enfant. Il est trop tard pour assister aux mouvements de l'horloge nous y reviendrons



Nou s nous sommes attardés sur la place de la cathédrale, grouillante de monde et d'animations diverses, afin de contempler les maisons typiques.La plus particulière est la maison Kammerzell. Âgée de 400 ans elle est classée monument historique, elle est devenue hôtel qui ne compte que 9 chambres assez ordinaires, mais où, parait-il, la table est excellente. Nous nous sommes contentés d'aller déguster une choucroute dans l'un de ces typiques restaurants qui fleurissent tout au long des rues, près de la cathédrale. La choucroute était délicieuse.
De l'autre côté de l'Ill, la rivière qui ceint cette ville, se trouve le quartier de "La petite France". Nous avons flâné dans son dédale de ruelles pavées, bordées de maisons à pans de bois des 14ème et 16ème siècles.


La promenade pédestre terminée, Patrice nous a promenées à Cronembourg. Cette ville est célèbre pour sa bière, mais ce qui nous intéressait c'était la visite du cimetière militaire, car c'est à cet endroit qu'avait été enseveli notre cousin François, après son décès en 1945 lors de son passage sur le Rhin à la poursuite des Allemands. Nous avons trouvé l'emplacement. C'est un cimetière très bien entretenu, bien que la plupart des soldats aient été ramenés près de leur famille. Nous étions assez émus dans ce lieu de calme et recueillement.


Le soir venu, après un bon repas pris dans l'appartement de Patrice, nous avons retrouvé le calme de notre gîte espérant passer une bonne nuit pour être en pleine forme le lendemain.
La journée est belle et , le petit déjeuner avalé, nous prenons la direction de Baggersée, laissons la voiture au parking et prenons le tram en direction du centre ville. Notre désir était de voir l'horloge astronomique en mouvement. Mal renseignées, nous n'avons pas trouvé la bonne entrée et de ce fait la visite a encore été manquée. Assez déçues mais friandes de spécialités alsaciennes, nous sommes allées déguster la tarte flambée et ler kugelhopf glacé, avant de visiter les palais Rohan et de faire le tour de Strasbourg en bateau sur l'Ill.
Le palais de Rohann situé au flanc sud de la cathédrale possède un portail concave où l'arrondi aboutit à deux pavillons, une cour rectangulaire, l'accès du logis par le pavillon d'angle et, à la place du jardin et précédent l'imposante façade, une terrasse au bord de l'Ill. Le château abrite le musée archéologique qui vous invite à découvrir plusieurs millénaires de l'histoire ancienne d'Alsace. Tous les objets présents dans les 21 salles sont de provenance régionale.
La promenade en bateau nous permet ensuite de reposer nos jambes. Le départ se fait devant le palais Rohan et nous glissons doucement au fil de l'eau. Les ponts couverts, le barrage Vauban, le passage de l'écluse, les universités défilent devant nos yeux jusqu'au site européen où nous faisons demi-tour. Le circuit terminé c'est le retour vers la maison car  Hélène,  qui elle aussi loge à Strasbourg, doit nous rendre visite après son travail.


Une matinée de repos, et après quelques courses faites dans le village, où nous sommes  très bien accueillies par les commerçants, nous nous dirigeons vers le massif vosgien et le Mont Sainte- Odile.

Avec ses paysages qui mèlent le vert sombre des sapinières, la rondeur de ses monts, la douceur de ses vallées, la massif vosgien incite au repos.


L'abbaye du mont Sainte-Odile fut fondée sur une hauteur abrupte en 680 par Odile, la fille d'Alaric duc d'Alsace. Depuis le néolithique ce promontoire élevé à 671 mètres de hauteur a été habité par les hommes. Des trouvailles archéologiques l'attestent. La vie de Sainte-Odile, religieuse alsacienne, écrite au 10ème siècle et en partie légendaire, en fait la fille du duc d'Alsace, chassée de la cour par son père à cause de sa cécité. Elle fut guérie en recevant le baptême.
La promenade autour des remparts est très agréable. La vue plonge sur la Forêt Noire à l'est et les Vosges à l'ouest.
Le monastère abrite quelques religieuses qui assument l'accueil des visiteurs. A l'extérieur de l'abbaye sont érigées deux chapelles aux peintures remarquables, et dans les jardins, où règne une atmosphère de sérénité, trône un cadran solaire géographique datant du 18ème siècle.

















C'est par une superbe route forestière dans les collines sous-vosgiennes que nous quittons le Mont Sainte-Odile. Nous suivons la route des vignobles pour nous rendre au château du Haut Koeinigsbourg. Cette route sinueuse et abrupte nous mène au pied du château. L' éperon rocheux, dressé sur un piton de 757 mètres, se trouvait à la croisée des routes du blé et du vin, du sel et de l'argent. Possession des Habsbourg, il résista plus d'un mois aux attaques des Suédois pendant la guerre de 30 ans, mais il finit par être pillé et incendié. En 1899, Sélestat offre ses ruines à l'empereur allemand Guillaume II (l'Alsace était allemande depuis 1871) qui le fait restaurer de 1900 à 1908. Par le traité de Versailles en 1919 la France devient propriétaire des biens de la couronne allemande et obtient le Haut Koeinigsbourg. Une impression de puissance s'en dégage, tant par son étendue, que par l'étagement des masses de granit rose.




Monter, descendre par des escaliers pas très accessibles n'est pas de tout repos mais la visite vaut bien nos efforts. A l'intérieur, dans la salle d'armes, sont présentées différentes hallebardes, épées, arbalètes et armures ainsi que la copie d'un imposant poêle en céramique vernissée verte, avec siège chauffant incorporé.
Les ouvertures de la monumentale tour sud offrent une merveilleuse vue sur les Vosges et la pleine. La plate-forme est équipée de canons montrant l'évolution de l'artillerie du 15ème au 18ème siècle.
La visite terminée, nous descendons tranquillement vers la plaine et Geispolsheim où Patrice vient nous chercher pour aller passer la soirée chez Hélène.

Les jours se suivent et se ressemblent : le matin repos et repas à la maison et l'après-midi excursion et promenade. Cette fois Popaule veut absolument voir le pont de l'Europe. Nous passons le pont sans y prendre garde et nous voilà en Allemagne à la recherche du pont fantôme. Par crainte de ne savoir retrouver notre route, la langue allemande nous étant complètement inconnue, nous reprenons la direction de Strasbourg. Le pont de l'Europe est tout simplement la partie d'autoroute, sur le Rhin, qui mène de la France vers l'Allemagne et vice versa.
Nous nous dirigeons ensuite vers les institutions européennes qui ne sont pas très loin. Nous entrons dans la cour du Parlement Européen, bâtiment aux courbes voluptueuses qui épousent les berges de l'Ill. Dans cet imposant palais de verre, les députés siègent une semaine par mois. De l'autre côté de l'Ill, face au Parlement Européen se trouve le Conseil de l'Europe où s'ouvre tous les ans la cession commune du Conseil des Ministres et de l'Assemblée Consultative.



Nous revenons au centre ville à la recherche du planétarium et nous nous sommes trouvées devant le jardin botanique que nous avons visité avant de traverser le campus universitaire. Nous avons eu beaucoup de difficultés pour trouver le planétarium. Il est caché dans une petite rue et nous sommes arrivées trop tard pour la visite.
Légèrement fatiguées, nous voulons regagner notre appartement mais nous nous perdons dans les rues de Strasbourg. Grâce à nos portables Patrice a pu nous récupérer et nous conduire chez nous.
Les deux jours suivants se passent dans le calme, enfin calme relatif car aller à Strasbourg courir les boutiques pour les achats de cadeaux n'est pas la meilleure manière de se relaxer.
Le samedi matin c'est le départ. Il pleut mais nous décidons de passer au coeur des Vosges. Nous avons encore un  petit pèlerinage à faire. Le Thillot, village où est décédé notre cousin Louis est notre but. La route est très agréable malgré le mauvais temps. A midi nous mengeons à Ramonchamp.
Après le repas c'est le descente vers le sud par la nationale  jusqu'à Beaume , ensuite l'autoroute jusqu'à Saint-Etienne. De nouveau la nationale par Firminy, Monistrol, Yssingeaux. C'est une belle et large route. Il ne pleut plus mais j'ai un petit problème car les pompes à essence sont rares et j'ai peur de tomber en panne. Heureusement je peux faire le plein avant d'arriver au Puy-en-Velay.  Là se sont d'autres soucis car il fait nuit et les hôtels sont complets. Enfin nous pouvons nous loger un peu en dehors du Puy sur une hauteur qui domine cette superbe ville. Puis c'est la dernière étape de notre voyage: Le Puy, Mende, Albi, Toulouse et enfin les Pyrénées.



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C
Trés belle région l'alsace (je dirai rien sur l'accent lol).Ton article m'a remis en mémoire de jolis souvenirs...
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