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Le blog de Fafane vous raconte en images quelques voyages et petites escapades en France et à l'étranger ainsi que divers sujets comme bouts de vie, recettes et poésie.

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Lourdes - Ban et retour

Cette petite escapade organisée par Christiane s'est déroulée du 21 au 24 avril 1998. L'itinéraire aller départ de Lourdes via Toulouse, Agde, Sète (tour de la ville en voiture), Vic-La-Gardiole, Villeneuve de Maguelone (cathédrale dont le pont qui permet le passage est fermé), se déroule à merveille.Le temps très beau nous permet une petite pause pour le repas de midi entre l'étang de Vic-la-Gardiole et le golfe d'Aigues-Mortes. La température est très agréable et l'appétit va bien.



Après le repas fortement apprécié, nous reprenons la route en direction de Palavas, Carnon, La Grande Motte, Aigues-Mortes en nous accordant une nouvelle pause pour visiter cette dernière ville.





Encerclé aujourd'hui par les sables du fleuve, l'ancien port, bâti par les rois capétiens, présente l'un des plus purs exemple d'architecture fortifiée médiévale.
Avec ses 10 portes à herses, ses 20 tours rondes et polygonales, ses 1640 mètres de remparts, elle émerge dans le lointain au-dessus des marais camarguais.
La ville imprenable, prise seulement par les alluvions du Rhône est demeurée telle que Saint Louis l'a voulue.








Les tours, et en particulier celle de Constance, servirent de cachots pour les protestantes.
La plus célèbre fut Marie Durand, emprisonnée en 1730 à l'âge de 15 ans, elle ne fut libérée que 38 ans plus tard en 1768.
Sa devise était

"VOLONTE RESISTER"
Elle devint plus tard la devise de la ville.



La visite terminée nous reprenons la route avec une nouvelle halte aux Saintes Maries de la Mer. C'est une jolie petite ville, très touristique, perdue au coeur du delta du Rhône, "capitale" des étangs et de marais.
Nous pénétrons dans l'église romane fortifiée construite au 12ème siècle. Elle renferme la statue de la Vierge Noire des gitans, sainte Sara et les reliques de saintes Marie Salomé et Marie Jacobé. Chaque année les gitans rendent hommage à sainte Sara par un fervent et musical pèlerinage. La Vierge Noire était la servante des saintes Marie Jacobé et Marie Salomé. Les reliques de ces deux saintes venues de la mer sur une barque, après avoir échappé à la persécution en Terre Sainte, sont également ramenées à la mer dans le même pèlerinage.
Nous reprenons ensuite la route vers Saint-Gilles en traversant la Petite Camargue. Les plaines de la Camargue, entre les deux bras du Rhône, sont balayées par le vent du large et abritent une flore et une faune uniques en France. C'est ici le domaine des manades. Ni terre ni eau ou les deux à la fois. C'est une vaste plaine entrecoupée de haies où seuls les tamaris résistent au vent marin. Les flamants roses se baignent au bord des étangs en compagnie de chevaux blancs et de sombres taureaux en semi-liberté, dont les cornes pointent vers le ciel.
Après cette balade touristique en bordure de mer, après Nîmes, Alès, Chamborigaud nous voici enfin à Ban, le but de notre escapade. De loin sur la route nous apercevons la maison perdue dans la montagne dans un lieu calme et paisible.


Une bonne nuit de repos  et nous voilà en pleine forme pour un circuit pédestre que Christianne avait préparé afin de nous remettre des fatiques de la veille. La promenade de 5Km environ nous mène sur des sentiers parfois un peu abrupts mais toutefois fort agréables. Nous dominons toue la vallée.



L'après-midi, biens installés dans la voiture, nous prenons la route de Genolhac, Villefort en direction des gorges de l'Ardèche. Cette rivière des évennes est une affluent rive droite du Rhône. Elle prend sa source au sud de Bauzon, en forêt de Marzan, coulant en gorges à travers les Cévennes et le plateau calcaire du Gras. Son régime est très irrégulier, en raison de fortes averses sur les Cévennes.









 






Le jeudi matin, pique-nique prêt, nous prenons la direction de Nîmes via Alès. Alès surprend dans ce paysage méditerranéen de pins et de vignes, par le terril qui la domine, symbole de 750 ans de passé minier.
Nîmes, la Rome des Gaules, est une ville antique remarquable. L'empereur Auguste se trouvant en Gaule en 16 et 15 avant J.C y crée une colonie pour ses vétérans. La source étant un don de Dieu les troupeaux et les hommes se rassemblent autour d'elle édifiant des cabanes et une tribu se développe. Tel dut être le pouvoir mystérieux de Némausus, d'où Nîmes tire son nom d'origine.
Au pied du mont Cavalier, à l'emplacement de la source on a créé, au 18ème siècle, les élégants jardins de la fontaine.



La Maison Carrée, curieusement nommée puisqu'il s'agit d'un temple rectangulaire de 26 mètres de long, 15 mètres de large et 17 mètres de haut, fut construite au premier siècle avant J.C. C'est le plus bel exemple de ce que pouvait faire le génie romain touché par la grâce des grecs.
Tour à tour hôtel de ville, écurie, église, la maison carrée n'a pas trop souffert. Elle est devenue les musée des Antiques. A l'intérieur nous pouvons voir une statue d'Apollon, une Vénus, des inscriptions funéraires et des mosaïques.

Les arènes furent construites sous Hadrien et Antonin. Elles avaient une ellipse de 365 mètres de tour et contenaient 20 000 spectateurs. Elles ont subi l'injure du temps et de
s hommes. Les Wisigoths en firent une forteresse. Au moyen âge les riverains installèrent une communauté de 2000 âmes. Plus tard on arracha des pierres pour construire des maisons. Ces arènes sont pourtant dans un état de conservation remarquable et des corridas s'y déroulent de nos jours.

La tour Magne, construite 50 ans avant J.C, s'élève au sommet du mont Cavalier. Elle se dresse comme une citadelle, et faisait partie des remparts qui cernaient la ville de Nîmes. Elle offre un admirable panorama sur les Alpilles, le Ventoux et la ville de Nîmes mais nous avons manqué de courage pour nous hisser tout en haut par de méchants escaliers. Après tous ces piétinements la fatigue commençait à se faire sentir et les jambes à se faire lourdes et la tournée n'était pas terminée  notre prochaine étape étant le Pont du Gard.


Construit dans les premières années de notre ère, cet aqueduc a servi jusqu'aux alentours du 9ème siècle pour alimenter
en eau la ville de Nîmes grâce à des sources captées près d'Uzès.
Avec ses 275 mètres de long, 50 mètres de haut, 52 arches réparties en trois rangées de pierres assemblées sans ciment (certaines pèsent 6 tonnes), il enjambe le Gardon et reste un des plus beaux témoignages d'architecture.
Au moyen âge, cet extraordinaire monument, fut déjà adapté à la circulation routière. Les piles du premier étage furent sectionnées à leur base pour permettre le passage des animaux de bat et les carrioles. Cette erreur fut bientôt réparée par l'adjonction sur la face méridionale d'un pont routier. Après réparations et restauration il a, à peu près, retrouvé son aspect primitif.
Nous nous attardons quelque peu dans ce site très agréable mais le circuit n'est pas terminé. Donc nous avons visité Nîmes, qui mérite une promenade plus détaillée, le Pont du Gard et nous voilà en route vers Avignon.


C'est dans les murs d'Avigon que se déroula au 14ème siècle la vie quotidienne des papes. Les 7 papes français qui s'y succédèrent fortifient la ville de remparts, servant encore d'enceinte à une grande partie de la ville.
Le Palais des Papes a été construit en 2 temps: le palais vieux, sobre et austère, construit par Benoit XII en 1334-1342, le palais nouveau construit par son successeur Clément VI de 1342 à 1352. Il est fastueux, orné de fresques.
Cette résidence à la fois forteresse et palais abrite un festival de théâtre de renommée internationale.
Nous sommes éblouis par la grandeur du palais et l'immensité de la place. Chaleur et fatigue comment à peser sérieusement car la journée a été bien remplie et nous renonçons à la visite intérieure. Par contre la balade en petit train  dans le rues de ville a été bien agréable et reposante.


Nous quittons ensuite la cité. Nous y reviendrons car tout reste à voir. Sur le chemin du retour nous passons près du Rhône, puissant toujours tumultueux, et du pont Saint Bénézet, qui a été surpris en train de danser avec le Rhône. Puis c'est le retour sans escale à Ban.


C'est déjà la fin du voyage. Il faut prendre la route vers les Pyrénées. Les valises sont bouclées, la voiture avancée. Un dernier regard sur ce joli coi de France, une dernière halte en bordure de route afin de conserver l'image d'un garage qui penche car les sous-sol, perforé par les galeries des anciennes mines, s'effondre par endroits.

Nous quittons les Cévennes pour longer le Tarn depuis le pont de Monvert. Cette rivière du Massif Central et du Bassin Aquitain est un affluent de la Garonne. Né au sommet du mont Lozère, il s'encaisse entre le causse de Sauveterre et le causse de Méjean en romant des gorges pittoresques, très belles entre Sainte Eminie et Peyreleau. La rivière de 375 Km de long dessine une tranchée de 400 à 600 mètres sur une longueur de 60 Km.







Le ve
nt est assez froid et le soleil s'est caché depuis le matin. Nous montons cependant au "Point Sublime" où nous avons une vue maginfique à vous couper le souffle.
Nous prenons notre repas de midi au chaud, dans l'unique petit restaurant du "Point Sublîme".
Il faut terminer notre escapade et revnir vers Lourdes via Millau, Saint Affrique (dont nous faisons rapidement  le tour en voiture), Albi, Toulouse, Tarbes et enfin Lourdes



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C
Lourdes-Ban et Retour: Avant de lire ton article jusqu'au bout, je croyais que le but de votre escapade était le "banc" sur lequel vous cassez la croute (la 1ere photo) hihi. Bon sans rire, joli périple quand même.
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